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Depuis quelques années la gestion des connaissances ou knowledge management suscite
beaucoup de colloques, d'études et de conférences, mais cette méthode a du mal
à s'enraciner. Tout le monde est d'accord sur le fait qu'il est très important
de partager le savoir mais peu d'entreprises franchissent le pas.
Cette méthode est peu utilisée car elle rencontre des difficultés : barrières psychologiques,
absence de stratégie, objectifs flous, coût élevé, et retours sur investissements difficiles.
Pourtant le knowledge favorise l'innovation et dope la productivité. Il permet également
d'anticiper la perte des savoirs à l'heure où se profile une pénurie des cadres.
- Barrières psychologiques
Les entreprises ayant acquis des ERP connaissent les difficultés dans la mise en place de telles
applications : temps d'installation très longs, coûts élevés. Elles sont attirées par l'installation
du Knowledge Management, mais redoutent les conséquences que peut recouvrer une telle démarche sur les organisations.
La mise en place du Knowledge Management nécessite un terrain propice. Une société pratiquant
la rétention d'informations est éliminée d'office.
D'autre part une autre difficulté est liée à l'objectif de l'initiative. 75% des projets de KM
(Knowledge Management) ne reposent sur aucun indicateur opérationnel. La principale explication
à cette absence de stratégie : une réflexion surtout centrée sur la technologie. L'outil
ne suffit pas si, en amont on n'apporte aucune valeur ajoutée.
Les orientations prises sont conditionnées par la technique : d'abord, la puissance des bases
de données et de la gestion documentaire a beaucoup aidé le traitement des données et des informations
mais sans pour autant traiter la question des savoirs tacites.
La démocratisation des technologies issues de l'Internet, a créé un espoir d'échanges, mais
n'a pas réglé la question de la coopération.
L'omnipotence de la technologie, encouragée d'ailleurs par les éditeurs de logiciels,
mérite d'être nuancée. Un sondage de RHInfo montre que seulement 4% des décideurs estiment
que le Knowledge Management doit être piloté par les directions des systèmes d'informations,
alors que 42% pensent que c'est, au contraire un problème de DRH.
-Investissement coûteux
Une autre difficulté de l'implantation du Knowledge Management est le coût très élevé
et le retour sur investissement, sans parler des coûts cachés : procédure d'accompagnement
technique et managériale.
On comprend très bien la frilosité des directions générales : 65% des entreprises sont
incapables de mesurer et de valoriser les gains du Knowledge Management.
- Innovation et productivité
La gestion des connaissances et le partage du savoir engendrent à terme des gains
de productivité grâce notamment à une meilleure circulation de l'information. L'entreprise
peut aussi découvrir des débouchés qu'elle ignorait faute de disposer d'une photographie des compétences internes.
Le Knowledge Management est un levier d'innovation et de productivité tout en étant un garant
de la mémoire de l'entreprise.
- Anticipation de la perte des savoirs
Le Knowledge Management est un moyen d'anticiper la perte de savoirs, d'autant plus
que c'est une question d'actualité. Les dernières prévisions de L'APEC alertent sur une future pénurie de cadres.
C'est un instrument de fidélisation et reste donc une affaire de DRH.
La montée en puissance des modes de travail collaboratifs est aussi l'occasion pour
la fonction RH de s'investir d'avantage dans cette conduite de changement.
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L'entreprise Valeo fabrique et vend des composant pour l'industrie automobile. L'entreprise compte
un effectif de 70 000 salariés répartis dans 25 pays. L'équipementier automobile compte 11 branches
d'activités, 143 usines, 53 centres de recherche et développement et 10 centres de distribution.
En 2000 son chiffre d'affaires était de 9,13 milliards d'euros.
L'équipementier Valeo s'est doté récemment d'un nouveau système de gestion des connaissances :
Valeo Collective Memory. C'est le résultat de plusieurs années de réflexion et concerne 25 000 salariés
possesseurs de PC dans l'entreprise.
C'est en 1999 que Le responsable des nouvelles technologies chez Valeo, Louis Michel Lamy s'aperçoit
que le Knowledge Management était déjà une pratique courante dans son entreprise.
L'inconvénient était le manque et la perte de cohérence des différentes initiatives locales
liée à l'organisation décentralisée de l'entreprise. L'entreprise comptait déjà à l'époque 1200
applications relatives au Knowledge Management. Ces applications locales configurées dans des bases
"Notes" perdaient de leur cohérence et mettaient en péril la mémoire de Valeo. Devant cette situation,
Valeo s'est engagé dans une refonte de ses pratiques du Knowledge Management.
Le projet baptisé Valeo Collective Memory (VCM) vise 25 000 possesseurs de PC et assure une diffusion
cohérente des savoirs et des informations relatives à l'entreprise. Les initiatives locales de chaque
établissement de Valeo n'a pas été gêné par le VCM, mais au contraire elles se sont valorisées.
Un autre objectif de la mise en place du VCM a été de favoriser l'intégration des nouveaux embauchés.
Mais le but important de VCM est de permettre à terme, de doper la qualité des services, de montrer
aux différents clients et fournisseurs que Valeo propose un service identique partout dans le monde
et surtout de constituer un réservoir de savoirs qui permettra d'améliorer le cycle d'élaboration
des nouveaux produits.
Pour la mise en place du Knowledge Management, Valeo a chois Notes comme infrastructure
de partage. Cette décision est motivée par la présence de serveurs avec ce logiciel, ce qui
lui évite de payer les prix des licences. Lotus permet aussi de dialoguer avec les fournisseurs
qui peuvent formuler des suggestions sur des améliorations techniques.
Pour le bon suivi du KM, Valeo a constitué une équipe de salariés dédiés à ce projet :
"VCM Leaders". Ils sont les garants de la qualité du VCM et les ambassadeurs auprès des
25 000 utilisateurs. D'autres salariés, en dehors de leur activité professionnelle assurent la fonction
de "content manager". Ils s'occupent du contenu des bases et de l'organisation des workflows.
Le VCM est en place depuis mars 2000 dans la branche "refroidissement moteur". Le montant de l'opération
est de 1,5 million d'euros sans compter les coûts annexes liés aux extensions locales.
La direction de Valeo est consciente qu'il est impossible de calculer la rentabilité à court terme
de cette mise en place, mais les responsables de ce projet ont prouvé que le temps consacré quotidiennement
par chaque salarié à sa messagerie diminuera de 10 minutes. Sur un effectif de 25 000 possesseurs de PC,
Valeo estime donc un gain de plusieurs dizaines de millions d'euros.
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La SNCF compte en 2002 un effectif de 176 650 salariés et a réalisé en 2001 un chiffre d'affaires
de 19,8 milliards d'euros.
A cause de l'ouverture à la concurrence, la SNCF est confronté au problème de la fuite de ses experts
et de ses compétences. Pour y remédier, l'entreprise met en place le Knowledge Management.
Les projection réalisées par la SNCF montrent que 70% de ses cadres quitteront l'entreprise.
Cette fuite de cerveaux concerne aussi les autres catégories de salariés notamment des agents de maîtrise.
Au fil de la sa très longue histoire, la SNCF a fait émerger des compétences qu'elle est la seule à détenir.
Ses nombreux savoir-faire sont devenus stratégiques et le seront davantage avec la perspective de
la libéralisations des chemins de fer européens. L'expertise de la SNCF sera nécessaire dans
les processus d'homologation des matériels appartenant aux compagnies des pays candidats à l'Union européenne.
D'autre part la SNCF a développé des techniques purement ferroviaires tel que le contact rail/roue,
la captation du courant ou le fonctionnement du frein qui ne s'apprennent dans aucune école mais
qui nécessitent un apprentissage interne.
Ajoutons enfin un autre problème auquel est confronté la SNCF : ne pas disperser tout le savoir
acquis depuis des années en recherche et développement. Contrairement aux autres grandes entreprises,
la SNCF a fait le choix de garder ses bureaux d'études.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que la question du Knowledge Management se soit posée.
La SNCF est une entreprise comme les autres, elle cherche à réduire ses coûts de formation,
à améliorer la qualité de ses produits, éviter que les mêmes erreurs ne se reproduisent pas,
développer le travail collaboratifs et réduire les pertes de compétences lors des délocalisations des unités.
Les premières expériences de capitalisation du savoir et de connaissances ont commence en 1991. Et c'est en 1997
que la SNCF se dote du logiciel Candela. Cette application de formaliser et de partager les expériences
accumulées par les experts. Elle est utilisée dans la direction du matériel et de la traction.
Candela set aussi à formaliser les compétences d'un salarié partant en retraite, spécialisé dans la conception
des cabines de conduite. Candela réunira aussi les savoirs des experts dans les différents domaines liés
à la conception des portes de TGV.
La SNCF travaille donc aujourd'hui sur un projet de capitalisation des travaux des ingénieurs conseils.
En conclusion, du point de vue Ressources Humaines, le Knowledge Management donne une visibilité sur l'avenir,
et renforce le sentiment d'appartenance à l'entreprise.
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 L'avènement de la société du savoir est certainement le phénomène sociologique le plus
important de ces dernières décennies. Son impact sur le fonctionnement des entreprises
ne peut pas être ignoré. Le modèle économique que la société industrielle nous a légué
est fondé sur la gestion et l'accumulation de richesses matérielles. Désormais nous découvrons
un nouveau système dans lequel l'information est une richesse à gérer et à accumuler.
Jean-Yves Prax, docteur ès sciences et fondateur du premier cabinet de conseil français à s'être spécialisé
dans le knowledge management, nous initie aux fondements de la gestion du savoir.
En s'appuyant sur le témoignage de professionnels, il nous sensibilise à l'importance du management
de l'information : une telle démarche n'est désormais plus marginale au sein de l'entreprise.
L'ouvrage, s'il ne néglige pas les aspects techniques du sujet, ne s'y perd pas pour autant ;
alliant concepts et pratique, il offre une vision précise et concrète des enjeux auxquels
chacun est confronté dans une démarche de knowledge management.
La nouvelle économie est fondée sur une économie du savoir: cette dernière requiert dans l'entreprise une conjonction optimale d'intellignces interactives et de liens affectifs forts. L'auteur, président de la société Coredge est l'un des premiers experts français du Knowledge Management; il étudie
les défis culturels, organisationnels et stratégiques nouveaux auxquels les managers sont
confrontés dans ce domaine.
Puis il décrit le concept de connaissance organisationnelle et aborde le "KM" en
s'appuyant sur un modèle original à 4 composantes : les méthodes de formalisation des savoirs
; les NTIC ; les nouveaux dispositifs pédagogiques ; les nouveaux métiers de l'information.
Un ouvrage clair et opérationnel.
L'entreprise qui veut rester compétitive doit mobiliser son intelligence collective et manager
les connaissances contenues en son sein. Ceci suppose des dispositifs répartis sur l'ensemble
des acteurs, qui posent à l'entreprise des défis culturels, organisationnels et stratégiques.
L'auteur, président de la société Coredge, aborde ici le Knowledge Management avec un modèle
original basé sur une approche à 4 composantes : les méthodes de formalisation des savoirs, les NTIC,
les nouveaux dispositifs pédagogiques et les nouveaux métiers de l'information
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 Pour être compétitif aujourd'hui, il faut savoir gérer les ressources intellectuelles
de ses équipes et innover sans cesse. L'entreprise est aujourd'hui productrice de savoir
et de savoir-faire, c'est une structure apprenante. L'ouvrage collectif de la Harvard Business Review,
Le Knowledge Management, compile huit des meilleurs articles parus sur le sujet. Chacun des chapitres
offre une approche différente et traite de l'un des aspects spécifiques du sujet : comment faire fructifier
le capital intellectuel de vos équipes ? Comment tirer parti de vos meilleurs éléments ? Que recouvre
le concept d'entreprise créatrice de savoir ? À quel type d'organisation correspond-il ?
Précis, rigoureux et méthodique, l'ouvrage offre, pour chacun des articles, une page de résumé des points
essentiels et, au fil de la réflexion, de courtes phrases de synthèse qui recentrent l'enjeu des débats.
Pédagogique avant tout, Le Knowledge Management peut se lire de manière transversale ou linéaire,
et est accessible à un large public, du chef d'entreprise au cadre dirigeant en passant par le chercheur,
le professeur et l'étudiant.
Comment identifier les connaissances et les compétences qui sont aujourd'hui nécessaires
à son entreprise et celles qui le seront demain ? Comment organiser le travail de telle
façon qu'elles puissent naître, se diffuser et être cultivées ? Voilà les questions auxquelles
tente de répondre ce livre, qui réunit les huit meilleurs articles de la Harvard Business Review
sur le thème du knowledge management. On y retrouve les signatures d'universitaires, de chercheurs
ou de praticiens d'entreprise, de Peter Drucker à Chris Argyris, en passant par Ikujiro Nonaka,
l'inventeur de l'" entreprise apprenante ". Très abordable, ce livre est un excellent outil de
réflexion pour tous les managers
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