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C’est en Hongrie, au Haras de Babolna, créé en 1789, que débuta, sur la décision de
la couronne d’Autriche Hongrie, un programme de sélection visant à obtenir un
cheval arabe de forte constitution, destiné à la remonte des armées de l’Empire.
Un noyau de départ fut constitué de juments autochtones à forte proportion de sang
arabe issu des invasions turques des XVI ème et XVIIIème siècles. Des missions
d’importation se succédèrent au Moyen-Orient, chaque étalon importé donnant son
nom à une lignée. Citons parmi les plus représentatifs : Dahoman, Gazal, Koheilan,
Nedjari, Siglavy, O’Bajan, El Sbaa, Mersuch et bien sûr le célèbre Shagya qui,
bien plus tard (à la création de l’association internationale de l’arabe Shagya
en 1979), donnera son nom à la race.
Malgré un pourcentage génétique élevé de sang pur sang arabe, le Shagya se
distingue de celui-ci par son type, ainsi que par sa taille, son cadre et
son ossature qui sont respectivement plus grande, plus important et plus forte.
Le cheval arabe Shagya doit être beau et harmonieux, avec un visage expressif,
une encolure bien formée, une ligne supérieure marquée, une croupe longue et une
queue portée haut, avec des membres secs et des aplombs corrects. La taille souhaitée
est comprise entre 1,55 m et 1,60 m au garrot et le tour du canon doit mesurer au
moins 18 cm. Le physique et le tempérament du cheval arabe shagya doit répondre aux
exigences que l’on demande à un cheval de sport, de randonnée, de chasse, d’endurance
ou d’attelage.

L’élevage du Shagya se concentre plus particulièrement dans le sud de la
France. De 25 chevaux à la reconnaissance de la race en France en 1989, le
cheptel français compte actuellement environ 190 chevaux. Malgré la progression
considérable de l’effectif français, celui-ci demeure encore très faible et les
éleveurs trop peu nombreux peinent à répondre à la demande toujours croissante.

Autrefois, cheval de guerre de la cavalerie légère de l’Empire d’Autriche
Hongrie, cheval de parade de la cour impériale de Vienne, le Shagya incarne
aujourd’hui la polyvalence. De par son modèle et son caractère très équilibré,
il est apte à toutes les disciplines équestres. Très utilisé en Allemagne dans
le concours complet, on le retrouve en France en dressage, concours hippique et
plus particulièrement en endurance où s’est illustré le très bel Out Law Persick,
champion national et international qui a fini ses jours comme améliorateur de race
au Haras d’Uzès. En France, dans les années 80, on a pu admirer dans divers concours
de dressage (prix St Georges) l’étalon Dahoman XXVII, propriété de M. Vlad Postelnicoux.
Sa sélection ayant porté aussi sur le caractère, le Shagya s’avère un excellent cheval
de loisir et d’attelage.

Le haras de Balbona (dans l’ancien empire austro-hongrois), berceau de l’arabe shagya,
se lance dans l’élevage de chevaux de cavalerie légère. Le croisement de ses poulinières
avec des étaIons orientaux s’avère judicieux. En 1836, Shagya, puissant étalon pur-sang
arabe, est racheté par le haras. Son influence sur le type sera déterminante et ses produits
athlétiques vont lancer la dynastie des shagyas. Au début du XXe siècle, la race jouit d’une
renommée prestigieuse, mais les difficultés économiques des pays de l’Est déciment les
effectifs. A l’heure actuelle, la race ne compte pas plus d’un millier de reproducteurs
au niveau mondial, dont une trentaine en France.

Fruits d’une sélection sur 150 ans, ces chevaux sont harmonieux et
équilibrés. Ils se distinguent du pur-sang arabe par une taille plus élevée
(entre 150m et 1,60m) et une ossature plus forte. La robe est souvent grise,
même si on peut trouver d’autres couleurs. Avec une tête très typée et des
oreilles écartées et pointues, le shagya possède un front large et légèrement
bombé- Encolure et ligne supérieure sont bien dessinées, la croupe est longue,
la queue bien portée, les membres secs et solides. Ses mouvements sont amples
et élastiques

Il est idéal comme cheval de loisirs, de dressage, d’obstacles, d’attelage léger ou
d’endurance. ires polyvalent, le shagya est utilisé comme améliorateur de race. On
trouve du sang shagya dans les origines de nombreux performers comme Sissi de la Lande,
que montait Michel Robert, ou le regretté Milton. En France, l’on des plus célèbres
shagyas est Out Law Persik, champion national et international d’endurance et fils
de Persik (pur-sang arabe).
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